Club d’Escalade Dracénois

La montagne en hiver

Les courses techniques faciles

Comment les envisager ?

lundi 16 avril 2012, par Ghislain

Avant de partir en montagne en hiver, il faut d’abord absolument vous enlever de la tête tous les abominables clichés qui sont véhiculés par les médias comme quoi la montagne l’hiver c’est hyper dangereux, qu’il ne faut pas sortir des pistes sinon on est un meurtrier et que si on sort quand même alors on va mourir oui oui oui c’est sûr etc... Non non non (et oui parfois...) la montagne c’est pas comme ça ! Na ! Bon, ça c’est fait !
- Le froid : oui, parfois il fait froid... mais la plupart du temps, en montagne, même en hiver, on monte, et on monte parfois bien dur, et dans ces moments de progressions et bien on pète de chaud les amis ! Alors bien sûr, arrive un moment où on s’arrête au relais par exemple. Oui, même dans les course faciles, parfois, on s’arrête à un relais (oui, un tout petit relais de rien du tout, mais on s’arrête parfois !). Bon, bref, au moment où on s’arrête, là, oui, il peut faire froid, même bien froid. Donc il faut prévoir des habits transpirants avec éventuellement un pull pour monter et ensuite pour la pose il faut un habit chaud. L’idéal est la doudoune. Sans manche, c’est déjà bien chaud et ça n’est pas bien cher (en plus ça ne pèse rien !). De toute façon pour les poses et pour le mauvais temps (vent, neige etc...) il faut ajouter dans le sec une veste type Polaire coupe vent ou gore tex pour les plus pessimistes.
- La forme : Alors oui, en montagne il faut être en forme. Un bon test est de savoir si on est capable (plus ou moins) de courir 1 h. Vous pouvez essayer en faisant quelques pauses. Un entrainement idéal pour les courses faciles c’est de courir dans la forêt et d’emprunter le plus de montées possible. Le VTT est aussi très bien. Sinon le vélo de route fait aussi très bien l’affaire. Pour les adeptes des salles de musculation, une machine simple très efficace est le stepper. Vous avez donc compris que les muscles à privilégier sont les quadriceps. Mais il y a aussi tous les muscles de la stabilité (abdos, cheville etc...) qui doivent être entrainés, pour cela, la course c’est bien.
- Le matériel technique : Si la course est vraiment facile (F) il n’y a pas besoin de baudrier sauf si c’est indiqué sur le topo (rappel...), par contre on utilisera la même chose que pour toutes les randonnées c’est à dire : skis ou raquettes, Arva Pelle Sonde. Pour progresser, on utilise des crampons (10 ou 12 pointes) et un piolet (léger ou classique). Les bâtons sont très utiles pour les approches (skis, raquettes, à pied) et tant que la pente ne dépasse pas 30°. Si la neige est dure et si la pente est raide, les bâtons ne permettent plus de s’arrêter en cas de glissade et l’usage du piolet (même pour marcher !) est indispensable. Pour une course niveau PD, la pente peut devenir assez raide (50°) et un baudrier est nécessaire (avec 2 dégaines, 2 machards, un descendeur, 2 ou 3 mousquetons à vis). On utilise alors une corde légère type 8,1 mm et on fait des cordées de 3. Dans un couloir, on s’encorde en flèche avec un grimpeur en tête qui pose les rares protections nécessaires (coinceurs, broches à glaces). La progression se fait à corde tendue (on ne fait pas de relais !) en général. Si un passage délicat se présente, on peut faire un relais ou tirer un rappel, amis c’est rare dans les courses faciles type courses de neige. Pour une course d’arête, on s’encorde à 3 en série. Le moins expérimenté au milieu.
- Dans le sac à dos, on garde toujours au fond du sac : crème solaire, lunettes de soleil catégories 4, tube à lèvre, une paire de gants, un passe montagne, 10 m de cordelette 5 mm, un couteau suisse (pince, scie, ciseaux, etc...), une pharmacie, une boussole, la carte, un coupe vent, une polaire, 2L d’eau. Le reste c’est en plus !

P.-S.

Sortir en hiver, ne vous en faites pas une montagne ! Si vous êtes mal équipés (vêtements), alors venez quand même, vous aurez froid, vous aurez les doigts mouillés mais vous reviendrez ! Si vous n’êtes pas entraînés, alors venez quand même ! Vous pousserez sur les genoux à la montée et vous aurez les quadriceps en feu, mais vous reviendrez ! De toute façon, et pour retrouver tout le sérieux nécessaire, vous trouverez toujours des cadres avec l’expérience nécessaire pour vous dire si vous pouvez venir.


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