Club d’Escalade Dracénois

Commentaires

Répondre à cet article

715 Messages de forum

La rue, une plante qui brûle

jeudi 9 octobre 2008, par fred

Il était une fois, une plante à l’apparence ordinaire qui se plaisait sur les roches calcaires. Appréciant tout particulièrement le soleil et le calme, elle mit en place un système particulièrement efficace pour se prémunir des grimpeurs. Infos

Imaginez-vous après une belle journée de grimpe dans l’Hérault, sirotant tranquillement une bonne pression. Vous êtes tranquille, cool puis rentrez chez vous et dormez du sommeil des braves.

Puis, le lendemain : Tiens, une cloque sur le bras ??? Votre demoiselle grimpeuse en a également une belle. Mais qu’est ce que c’est que ça ? Passons, la vie est belle, vous avez du boulot...

Le problème, c’est qu’en vacances en Ardèche : Rebolote. Mais là, c’est pas qu’un peu : Vous avez grimpé torse nu et vous avez des cloques de partout dans le dos.

Après quelques recherches, le mystère se dévoile et se nomme LA RUE. Rien à voir avec une avenue ou un boulevard. Je vous parle de la rue officinale (Ruta graveolens L.).

C’est un arbrisseau que l’on appelle parfois : Herbe de la rue, Rue des jardins mais surtout Rue Fétide. Je préfère ce dernier terme. Si la plante était utilisée par le passé pour ces qualités aromatiques ou médicinales, ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est sa capacité à nous brûler en période de floraison.

En réalité, la brûlure est liée à deux phénomènes :

1. La plante doit être en floraison. Pour la repérer, c’est facile : il s’agit d’un petit arbuste (qui peut tout de même atteindre 1 m, mais bon, sur les parois, 20 cm c’est déjà bien) avec des fleurs jaunes et qui dégage une odeur âcre.

2. La plante est photosensibilisante. En clair, elle peut entraîner de simples démangeaisons ou de véritables brûlures par temps chaud.

A noter le manque de chance : Elle est en floraison de mai à août, bref par temps chaud et de grimpe.

JPEG - 213.4 ko
Effets de la rue par temps chaud (source : Vincent, 2006)

Bon, malgré la photo, ne paniquons pas.

Tout d’abord, fondamentalement, on n’en meurt pas. La cloque disparaitra laissant place à une trace brune (marque de brûlure) qui va peu à peu s’estomper. Le temps dépend de la fragilité de la peau. Perso, j’ai encore les marques les plus importantes subies il y a plus d’un an. Cependant, les marques plus petites et celles subies il y a un et demi ont disparu.

Par ailleurs, c’est un excellent moyen de se la jouer un peu avec des marques de guerre. En plus, ça fait toujours des histoires à raconter.

Enfin et surtout, m’étant planté la tête la première dans la rue il y a 6 mois, je me voyais déjà brûlé au 6e degrès et ne pouvant plus sortir de chez moi de peur de terroriser les gosses du quartier. Coup de bol, ce jour là, il y avait des nuages. De plus, à chaque apparition du soleil, je suis resté à l’ombre. Et rien n’est apparu. En bref, en cas de contact avec la plante, vaut mieux éviter le soleil.

Oh.... Il va sans dire que je ne grimpe plus torse nu par temps chaud.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | Contacts | SPIP | squelette
logo Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade Firefox 2 ced83 sur Twitter